ACADEMIE DE MEDECINE DE LA PAIX

OBSERVATIONS PRELIMINAIRES SUR LA GUERRE
ET LES TRAITEMENTS DES TRAUMATISMES COLLECTIFS

( POUR UNE MEDECINE DE LA PAIX)

 

 

I. LES PSYCHOSES COLLECTIVES

 1. La Guerre: une maladie psychique collective

 

La guerre est une maladie parce qu’elle est la conséquence ultime d’un trouble, de l’altération d’un organisme: l’Etat constitué d’êtres humains. Ce trouble est causé par un traumatisme collectif dû à un choc émotionnel violent, élément déclencheur (ou prétexte). Ce traumatisme est vécu individuellement mais amplifié par l’effet du ressenti d’un groupe qui répond à cette blessure par la violence irraisonnée; justifiant l’emploi de la force, du droit de tuer, du devoir de tuer, c’est à dire supprimer et anéantir la cause de ce traumatisme. Aussi, cette réplique sanglante doit être partagée par tout un peuple, cautionnant l’agression fatale, manipulé par la propagande et la peur.

Un groupe est en état de choc et vit dans le stress post-traumatique qui s’autogénère et s’amplifie. C’est un grand corps malade psychiquement qui réagit. Les Nazis humiliés par le Traité de Versailles désignaient les juifs et les races impures comme des minorités responsables de tout le maux; pour les Guerres de Corée et du Viet Nam, l’Amérique voulait endiguer la déferlante communiste vue comme un monstre et pour les Guerres du Golf, elle prétendait prévenir une menace nucléaire imaginaire. C’est la peur au ventre que toutes ces guerres ont été orchestrées avec des effets hystériques et pour dérives des phobies persistantes. Geste ultime: il faut tuer pour supprimer les causes de la douleur. Et le sang qui coule justifie l’engrenage. Le cycle de la violence s’emballe. On ne peut plus revenir en arrière. Les morts justifient les morts. Le psychique est plongé dans la nuit noire.

Comment traiter cette maladie psychique collective qui est celle d’un Etat et d’un peuple qui a fait la guerre ou qui l’a cautionnée? Il faudrait pouvoir intervenir au plus tôt en dédramatisant l’origine du choc. En diminuant le stress post traumatique par l’écoute, comme on desserre un étau. Annihiler le sentiment d’injustice dans la conscience collective. Prêcher le pardon, clé de la réconciliation. Rééquilibrer les fautes de comportement par l’ouverture du dialogue. Il faut isoler les causes du traumatisme et la rendre inopérante. Il y a dans le cycle des violences des abus qui s’annulent lorsque l’heure est aux compromis. Et cette heure arrive toujours, de guerre lasse.

Pour guérir cette maladie grave, il faut pouvoir réunir les protagonistes dirigeants, les décideurs au sein de la Chambre Permanente des Résolution des Conflits du Cercle de Réflexion des Nations qui est chargée d’examiner et trouver une issue pacifique à tous types de conflits déclarés ou non déclarés de nature à menacer la paix dans les différentes régions du monde. Elle est ouverte à tous. Elle mènera des négociations actives en vue d’un consensus général qui prendra en compte tous les aspects matériels et psychologiques des revendications sans imposer aucune décision, tout en recherchant une solution durable, quel que soit le temps nécessaire pour parvenir à un accord.

Il faut s’inspirer et adapter des méthodes de traitement des psychoses, s’agissant de dirigeants leaders en exercice ayant la confiance des peuples,  puisqu’ils sont à la source des conflits et qu’ils les personnalisent. Elles sont donc ancrées profondément en eux, là où il faut agir pour les extraire par la réflexion et le compromis. La règle: pouvoir agir au plus tôt et mettre en place un Observatoire des conflits pour ouvrir immédiatement les négociations sur la paix.

 

2. La contre-propagande psychologique  pour la paix

 Les guerres sont possibles que si les soldats acceptent de se battre. Pour affronter l’enfer et la boucherie, toutes sortes d’artifices sont activés par la propagande pour justifier le droit de tuer: la défense de la patrie en danger, la beauté du sacrifice, le sens du devoir, le sentiment profond d’injustice, la réplique aux provocations, la Loi du Talion, l’exaltation du courage etc…

Il faut donc engager une campagne de communication inédite en propulsant la paix dans la lumière exactement comme un produit commercial, en utilisant toutes les techniques de communication audio-visuelles actuelles, y compris par les téléphones portables et les réseaux sociaux. Il s’agit d’une contre-propagande pour faire retomber l’excitation psychologique qui a amené aux conflits armés et apaiser les esprits. En montrant l’absurdité des causes de la guerre, on désamorce les tensions et on ouvre la porte aux négociations diplomatiques.

 

3. D’autres post- traumatismes collectives

Il s’agit des populations victimes de conflits armés et de catastrophes naturelles qui survivent au milieu des ruines et des gravats, des viols, de la famine et des maladies, se traînant dans un traumatisme collectif, une vie sans espoir. Elles ont perdu brutalement des proches et surtout, leur dignité d’être humain. Dans ce couloir sans fin, elles attendent pour ne pas mourir. Ce fut le cas de toutes les grandes villes bombardées ou défigurées par les luttes armées comme Beyrouth dans les années 1975 ou bien des villes qui s’effondrent comme un château de carte en quelques secondes comme à Port au Prince (Haïti) suite à un tremblement de terre en 2010.

La venue d’un navire-hôpital dans ces zones symbolise cette main tendue à cette humanité en détresse. Sa mission est de traiter les blessures physiques mais surtout les blessures à l’âme. Il faut faire appel à la psychanalyse de groupe mais aussi personnalisée car, dans ces cas, le traitement peut-être ouvert et individualisé. Dans l’urgence, ces traumatismes collectifs sont peu traités, considérés comme non prioritaire. Cette négligence ralentit ou compromet le rétablissement de la paix. Car ce traumatisme persiste, se transforme et se condense en violence pure.

Le traumatisme collectif n’est pas l’addition des traumatismes individuels même si la source est commune. Il est issu du regard de l’autre, de la honte, du sentiment d’impuissance, de dégradation, l’obligation de survivre dans la misère, sous des tentes de fortune, sans espoir, ni avenir. Un état de nuit noire permanente qui crée un  état de dépression qui flotte et envahit chacun; un désespoir que le cerveau capte et s’approprie, envahi par l’émotion.

 

II. LE  SIEGE DES TRAUMATISMES

Pour traiter les traumatismes, il faut voir comment ils agissent dans le cerveau, dans le Cœur et dans le ventre.

1Le cerveau émotionnel

A l’intérieur du cerveau se trouve le cerveau émotionnel, un véritable “cerveau dans le cerveau” qui a une architecture différente, une organisation cellulaire différente et même des propriétés biochimiques différentes du reste du néocortex, siège du langage et de la pensée. Il fonctionne de manière indépendante et le néocortex n’a aucune prise sur lui.

En fait, le cerveau émotionnel contrôle tout ce qui régit le bien-être psychologique et une grande partie de la physiologie du corps: le fonctionnement du cœur, la tension artérielle, les hormones, le système digestif et même le système immunitaire. Les “ cellules tueuses naturelles” qui sont la première ligne de défense de l’organisme tant des invasions extérieures, comme le SIDA, que contre la prolifération des cellules cancéreuses, ont tendance à se désactiver ou à cesser de se multiplier lors des périodes de stress ou de dépression.

On assiste à un véritable dérèglement intérieur. Tout l’équilibre du corps est perturbé. Les traumatismes produisent un court-circuit émotionnel et le cortex frontal perd sa faculté de guider le comportement comme un navire sans gouvernail. Le cerveau émotionnel déclenche automatiquement l’alarme (la peur) même en absence de tout danger. Ce qui explique le blocage de sa propre pensée et de tout raisonnement rationnel.

Mais heureusement, le cerveau émotionnel possède aussi des mécanismes naturels d’auto guérison, une capacité innée de retrouver l’équilibre et le bien-être comme la cicatrisation d’une plaie ou l’élimination d’une infection.

Il faut donc travailler sur la suppression des causes de la peur ou de l’angoisse pour rétablir la connexion interne, retourner à l’équilibre et continuer à traiter le malade jusqu’à complète fermeture des “plaies”; c’est à dire redonner le goût de vivre en agissant aussi sur le cœur.

 2. Le “petit cerveau” du Coeur

Les émotions sont ressenties dans le corps, pas dans la tête. Le cœur est une petite usine à hormones, qui libérées dans le sang, agissent sur le cerveau. Il secrète sa propre réserve d’ocytocine, l’hormone de l’amour. Le cœur perçoit et ressent. Il influence le cerveau grâce à un vaste champ électromagnétique et un système nerveux périphérique autonome.

Quand le cœur se dérègle suite à des traumatismes, il entraîne avec lui le cerveau émotionnel. Le rythme cardiaque devient irrégulier et chaotique. Le malade est en état de stress, d’anxiété, de dépression. Il vit dans un état confus de violence et de peur. Ce qui explique tous les comportements absurdes et extrémistes qui conduisent à la guerre et au chaos. Plus rien n’est logique et l’excessif devient naturel. Ceux qui entretiennent cet état de peur et de violence contrôlent les peuples traumatisés en attisant cette peur et la violence.

Le cœur est le siège de l’amour qui est l’antidote de la peur, cause des traumatismes. C’est donc par l’amour qu’il faut agir. La compassion, qui consiste à ressentir la souffrance d’autrui et d’agir pour la cessation de cette souffrance, est un élan d’amour. Elle est repérée par le cœur qui y répond en s’apaisant.

 

3. L’intestin, “ deuxième cerveau”

La recherche scientifique accumule les preuves que le ventre est le “ deuxième cerveau”. La paroi intestinale abrite en effet 200 millions de neurones qui dialoguent en permanence avec la “tête”. Le système digestif sécrète 95% de la sérotonine présente dans le corps. Ce neurotransmetteur participe à la gestion des émotions et provoque, en cas de déséquilibre, très, anxiété ou phobie.

Le stress va augmenter la perméabilité intestinale et favoriser la pénétration de bactéries dans la paroi. Lesquelles peuvent déclencher des poussées inflammatoires. Et d’une manière générale, le stress ralentit la motricité de l’estomac et accélère le transit au niveau du colon ».

Notre cerveau est donc fortement influencé par des bactéries hébergées au sein de notre système digestif.  Notre deuxième cerveau joue avec nos émotions.

 

4. Le champ exploratoire des traitements

Le traitement doit permettre de:

  • Remettre le cœur et le ventre en cohérence avec le cerveau émotionnel en nettoyant les polluants mentaux
  • Faire appel à une thérapie collective de préférence douce et naturelle
  • Explorer tous les types de médecines: traditionnelle, moderne, médecine de guerre ou alternative en incluant la”médecine religieuse”.

Sur cette voie, la médecine occidentale, notamment aux Etats-Unis, ont redécouvert un faisceau de moyens de guérison du stress, anxiété et dépression par des méthodes naturelles, sans médicament, ni même psychanalyse. Ces techniques ont été expliquées, testées et vérifiées scientifiquement par les plus grandes universités et hôpitaux américains.

Lorsque la thérapie individuelle est possible, citons quelques méthodes thérapeutiques possibles qui sont du domaine de l’auto guérison des grandes douleurs;

  • Les mouvements oculaires EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) qui consiste à revivre son traumatisme pour le dépasser. Le cerveau finit par évacuer les émotions et les évènements traumatisants du passé.
  • L’énergie de la lumière (régler son horloge biologique). La lumière pénètre dans le cerveau par les yeux et transmis à un groupe spécialisé de cellules “hypothalamus” qui se trouvent  au cœur du cerveau émotionnel et qui sont très sensibles à la lumière. Le traitement consiste à une exposition prolongée à une lumière très forte. En effet,  la lumière  (photon) est bien le messager qui permet l’interaction électromagnétique de toutes les cellules du corps en perpétuel mouvement de molécules, ions et atomes.
  • Les omégas 3 qui nourrissent le cerveau émotionnel. Les 2/3 du cerveau sont constitués d’acide gras. Un régime riche en oméga 3 (huile de poissons et crustacés) augmente la production, de neurotransmetteurs de l’énergie dans le cerveau émotionnel.
  • Les relations affectives. Le cerveau émotionnel n’a pas seulement pour rôle de contrôler la physiologie intérieure du corps. Son autre fonction est de surveiller l’équilibre social de nos relations affectives. L’amour est un besoin biologique. Nul ne peut vivre sans aimer ou dans l’espoir d’être aimé.

 

III. LA MEDECINE DE LA PAIX

 

La Médecine est dite “ de la Paix” si:

  • Elle met fin au cloisonnement entre tous les types de médecine du moment qu’elles soignent  avec des résultats probants en y incluant des médecines locales ancestrales ou parallèles dont les traitements sont encore ignorés du plus grand nombre. Il faut donc les recenser et les tester pour les admettre dans une Encyclopédie Médicale. Ce sera la tâche de l’Académie de Médecine de la Paix qui se penchera également sur des techniques de guérisons insolites comme celle provoquée par des groupes de prière (pour l’instant la médecine en constate l’effet sans comprendre, comme elle n’explique pas les lévitations, l’incorruptibilité du corps après la mort ou l’apparition de stigmates).

 

  • Elle doit s’ouvrir à une thérapie holistique qui intègre la dimension chimique mais aussi des paramètres électromagnétiques et énergétiques du corps (encore mal perçus) en mettant l’accent sur l’état général du patient qui doit être traité dans sa globalité. Toutes les techniques de diagnostique doivent être intégrées en tenant compte de toutes les causes réelles des pathologies. L’approche psychologique doit être replacée au centre des relations médecin-patient pour établir un climat de confiance propice à la guérison (ce qui explique l’effet des placebos).

 

  • Elle doit privilégier des médecines douces et peu coûteuses (à chaque fois que c’est possible) pour permettre à tous d’avoir accès aux soins, surtout aux plus démunis. Les pauvres sont aussi des êtres humains. Ce sera l’objectif des Centres Populaires de Soins gratuits qui diffuseront ce type de médecine en apprenant les patients à se traiter eux-mêmes (par exemple en cultivant des plantes médicinales et en les préparant pour des maladies ordinaires).
  • Elle détache le médecin de l’argent en lui rappelant le Serment d’Hypocrate auquel il a prêté serment en exerçant son art” dans l’innocence et la pureté”. Tout médecin se doit de consacrer une partie de ses activités en interventions bénévoles puisqu’il est au service de l’Humanité qu’il porte bien haut comme un sacerdoce.

Médecine de la Paix parce que le malade est replacé au cœur des préoccupations humaines et non plus broyé dans une machine complexe qui le dépasse et qui le déshumanise. Elle s’inscrit dans démarche d’amour. Quel que soit son statut social, le patient est considéré comme un centre de préoccupation humaine et non comme un objet. La psychologie prend part de la guérison.

 

IV- L’ACADEMIE DE MEDECINE DE LA PAIX

 

1. L’inauguration

L'Académie de Médecine de la Paix de Hué (Viet Nam) a été inaugurée au Siège de l'Organisation des Nations Unies à New York le 1er Novembre 2004 en présence des représentants des Républiques d’Afrique du Sud, du Burkina Faso,  du Cap Vert, du Congo, du Niger et la Fédération de Russie, avec les vœux de succès de M Jean-Marie Géhenno, Secrétaire général adjoint aux Opérations de maintien de la paix de l’ONU. Cette réunion faisait suite à la Conférence de Paris tenue au Palace “Le Bristol” le 14 Mai 2004 en présence des représentants des Républiques d’Algérie, du Bangladesh, du Burkina Faso, du Burundi. du Royaume du Maroc et de la République Socialiste du Viet Nam, représentée par son Député, le Vénérable Thich Chon Thiên.

2. Fonctionnement

Cette Académie réunira des sommités médicales parmi les plus reconnues de leur pays dans le but de rédiger un Traité de Médecine faisant appel à des thérapeutiques accessibles à tous, issues des médecines traditionnelles et modernes. Ce Traité aura pour objet de capitaliser le savoir humain au service de la santé et sera notamment appliqué dans les Centres Populaires de Soins Gratuits.

L'Académie de Médecine de la Paix a déjà fait l'objet d'un mémorandum signé le 20 décembre 2004 avec l'Hôpital Central et la Faculté de Médecine de Hué sous l'autorité du Comité Populaire de la Province Tha Thuen-Hue, Viet Nam

Pourquoi cette Académie inaugurée à  Huê?

En subissant les colonisations et les guerres successives de son Histoire, le Viet Nam s’est enrichi de tous les types de médecine: la médecine traditionnelle chinoise et la médecine moderne léguée par les français et les américains, tout en développant sa propre médecine. C’est pourquoi, dans certains grands hôpitaux pratiquant la médecine moderne au Viet Nam, des lits sont réservés à la médecine traditionnelle. En outre, les conflits armés ont généré une médecine de guerre spécifique, avec le traitement des brûlures (bombe au napalm), des fractures et des blessures, faisant du Viet Nam un carrefour des médecines unique sur la planète.  Pendant les guerres, les chirurgiens vietnamiens opéraient les blessés sur les champs de bataille  avec un matériel médical rudimentaire, en plein milieu des bombardements.



Néanmoins, le cœur de cette Académie pourra se situer dans le pays le plus opportun pour se développer et atteindre un niveau mondial.

3. Les Centres Populaires de Soins Gratuits

A travers les siècles, l’homme acquis un savoir-faire en soins médicaux dont beaucoup de produits de base existent dans la nature et sont  tombés en désuétude en raison du progrès de la médecine moderne.

Animés par la compassion, il existe partout des hommes et des femmes de cœur qui sont prêts à se dévouer pour soigner les malades et les blessés démunis.

La médecine de catastrophe, de guerre ou traditionnelle a développé à travers les siècles un savoir-faire de soins médicaux dont beaucoup de produits de bases existent dans la nature, pouvant être utilisés pour soulager la souffrance humaine.

Par-delà les campagnes de soins effectuées auprès des pays visités, l'une des missions essentielles des navires hôpitaux sera d'assurer la coordination et la liaison logistique de réseaux de centres de soins populaires qui seront établis dans les différents pays. Ces centres dispenseront des soins de base aux populations démunies, en mettant en œuvre des médecines traditionnelles et des techniques médicales de substitution.

Les instances médicales et administratives des navires hôpitaux centraliseront les techniques mises en œuvre dans le cadre d'un « Traité de Médecines Naturelles, Traditionnelles et de Substitution ». Un laboratoire de recherche rattaché à l'organisation des navires hôpitaux assurera la validité des traitements dispensés au travers d'études scientifiques menées en lien avec les grandes institutions hospitalières, les laboratoires pharmaceutiques et les universitaires, ainsi que les ONG.  Les besoins des populations pauvres et démunies en soin de santé sont immenses à travers la planète et l’implantation d’hôpitaux et de dispensaires sont toujours très coûteux car ils doivent répondre à des critères de rentabilité.

L’idée est donc venue de réunir toutes les connaissances médicales de tous les pays faisant appel à des thérapies éprouvées mais peu coûteuses qui vont être assurées dans des Centres populaires de soins gratuits, réalisés en structures légères et inspirés d’une architecture locale. Ainsi, des médicaments ou des techniques médicales qui ne sont utilisés que dans un seul pays pourra profiter à l’humanité toute entière.

La mise en place progressive des Centres Populaires de Soins Gratuits sera organisée et placée sous la haute autorité de l’Académie de Médecine de la Paix. L’Académie sera une pyramide de talents motivés par la compassion au service de l’Humanité souffrante et démunie retrouvant une dignité perdue qui est une source de conflits et de violence, face aux injustices et aux inégalités flagrantes. 

 

V-L’AMOUR, LE MOTEUR DE L’ACTION POUR L’ HUMANITE

Il s’agit de l’Amour que l’on éprouve pour l’Humanité, comme un torrent qui dévale du cœur et qui s’écoule en permanence. Un amour bien particulier car:

  • Il est indéfini. On ne connaît pas sa nature. Il pourrait venir d’un enseignement religieux tel que  “ Aime autrui comme toi-même” que toutes les religions ordonnent. Mais il touche aussi les athées. C’est donc un sentiment propre à tous les êtres humains, inscrits dans leurs gênes mais qui se révèle par une élévation de la conscience; la poussée d’un sentiment fort qui dépasse l’égo. C’est le sort des autres qui prime.
  • Il est indéterminé et indistinct. On aime l’Humanité  dans son ensemble, c’est à dire l’ensemble de l’espèce humaine, sans distinction. On ne connaît pas ceux qu’on aime et ils ne vont s’identifier qu’au moment où ils vont se révéler, en situation, lorsqu’ils vont apparaître. C’est donc un amour à priori. Quel que soit les visages, les comportements, cet amour recouvre tout.
  • Il est unilatéral. Cet amour est donné sans condition, sans espoir de retour. Il n’attend rien, ne veut rien, ne demande rien. Il donne, partage. Il s’éparpille, se disperse à travers les autres, touchés ou pas touchés. Il lui importe peu d’évaluer son action. A gros bouillon, il se déverse sans cesse.
  • Il est silencieux et invisible. Celui qui l’éprouve se tait. On ne le voit que lorsqu’il tend la main dans des moments de compassion. On le voit sur un certain sourire, manifestant le bonheur d’aimer. Un privilège ouvert à tous.
  • Il est indigné. Mis en mouvement devant l’indifférence face à la misère humaine, face à l’injustice. Il y voit partout des “frères”, liés dans la chair et dans l’esprit par leur appartenance commune à la condition humaine, ce qui explique qu’il est joyeux.
  • Il est permanent et durable. Il est le résultat d’un état calme et harmonieux, indépendant des circonstances et des coups d’émotion. Il se déverse, sans but. Certains le considèrent comme une addiction, drogué de l’amour.
  • Il est universel. Il se répand sur tout le genre humain. Tous les enfants du monde sont ses propres enfants.
  • Il se développe dans l’esprit, inscrit dans le corps avec ses sensations, naviguant dans l’inconscience mais projeté dans une aspiration vers le haut, dans l’impalpable.

Tous ceux qui aiment avec cette force forment un chœur éparpillé à travers le monde dont le chant harmonieux et puissant s’élève déjà au-dessus des nuages. Ce chœur réuni, par sa pureté et sa puissance, touche le ciel toujours plus haut.

Dr. Kieu My Perez,MD ( CRN USA)- Dr. Jean Luc Perez,PhD, ( CRN USA), Dr. Kim Le (CRN USA), Michel Golvin ( CRN France), Dr. Faustin Dahito ( CRN Afrique), Dr. Nguyen Huu Dong ( CRN Viet Nam), Dr. Soraya Ayouch (CRN Maroc) , Dr.Thao Le, PhD ( Université Berkley-Hawai), Lt Colonel Bernard Crouzille ( World Greater China),  S.A. Ngoc My Van Huynh(Royal European Solarmoon) et Dr. Michel Thao Chan, PhD ( World Greater China).

Le Samedi 2 Août 2014  ( Samedi 7/7/2014 à 7 h du calendrier lunaire)