Au Coeur des Nations pour La Paix - In the Heart of Nations for Peace
Le Cercle de Réflexion

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LINH QUANG MÔN

 (The Atman Gate)

(La Porte de l’étincelle Ultime) ( éˆć…‰é–€ ) - (ŃŃ‚Ń€ĐŸĐ± осры)- (The Spark Gate)

(Bab Al Maghariba)-(La porte de ‘Afrique- Europe-Asie’)

 

 

1945,  L’aprĂšs guerre (2iĂšme guerre mondiale) : des milliers d’Africains : Marocains, Tunisiens, AlgĂ©riens, SĂ©nĂ©galais, Egyptiens et EuropĂ©ens erraient dans une France ravagĂ©e et meurtrie.

Peu de travail. Ils ont faim !

Et par piété filiale, ils cherchaient désespérément de quoi se nourrir et nourrir leur famille.

Ils ont fini par s’engager dans la LĂ©gion ; le bataillon le plus belliqueux de l’armĂ©e française Ă  l’époque. Ils ont trouvĂ© la vie dans l’existence obscure et sans vie.

Ces soldats ont Ă©tĂ© envoyĂ©s dans toutes les colonies pour protĂ©ger l’intĂ©rĂȘt de la Patrie. En particulier dans les pays oĂč  la rĂ©volution pour l’IndĂ©pendance surgit: Vietnam est le champ de bataille le plus grand et le plus reprĂ©sentatif de la colonie française.

Au dĂ©but de la guerre, ils sont du cĂŽtĂ© du plus fort. Ce sont eux qui tirent des pluies d’obus sur le Viet Minh ; A cette Ă©poque, sous armĂ©, l’autre camp n’a pas pu rĂ©pondre mĂȘme avec un seul obus.

Ceci signifie que le danger de mort du cĂŽtĂ© des Viet Minh est infiniment plus grand que celui de l’armĂ©e française.

Changer de camp est synonyme d’aller vers la mort ou se suicider.

Ils n’ont aucune raison apparente de changer de camp. Et pourtant, bien avant Dien Bien Phu en 1954, ‘par dizaines, par centaines
’ ces lĂ©gionnaires et autres soldats engagĂ©s dans l’armĂ©e vont dĂ©serter les uns aprĂšs les autres, pour rejoindre les combattants vietnamiens. 

Pourquoi ?

L’explication simpliste  pourrait ĂȘtre:

AprĂšs une nuit de tir d’obus, les soldats vĂ©rifient le rĂ©sultats le lendemain matin : Qu’ont-ils vu sur le champ? Des maisons et des jardins pulvĂ©risĂ©s, des cadavres de personnes ĂągĂ©es, de femmes, d’enfants rĂ©pandus pĂȘle-mĂȘle ; Les survivants s’enfuient avant leur arrivĂ©e, des villages dĂ©serts de vie.

Ces scĂšnes rĂ©pĂ©tĂ©es jour aprĂšs jour ont-ils poussĂ©s ces soldats Ă  changer de camp ?

Rien de sur

Car ces soldats sont conscients de leur contrat, et leur seul engagement Ă©tait  de combattre et d’obĂ©ir aux ordres. Tel le bourreau  qui doit exĂ©cuter l’ordre, ces soldats peuvent Ă©galement tranquilliser leur conscience  par l’illusion que le devoir d’un soldat est de tuer et que leurs balles sont Ă©troitement liĂ©es Ă  la mort, sans saigner personne.

A la fin comme le bourreau, les soldats tentent de noyer par l’alcool les cauchemars de ces scĂšnes atroces. Les Vietnamiens vivant dans les citĂ©s Ă  l’époque n’ont pas oubliĂ© les soldats aux bĂ©rets blancs (lĂ©gionnaires), ivres de destruction, semant la terreur Ă  chacune de leur permission.

Quels sont donc les moteurs qui ont poussĂ© ces soldats Ă  changer de camp ?

Le patriotisme? L’idĂ©ologie politique? L’idĂ©ologie religieuse?

Leur motivation n’était pas celle des combattants vietnamiens qui, mĂȘme hĂ©roĂŻques, se battaient avant tout pour leur pays.

La plupart d’entre eux sont illettrĂ©s ou sans instruction, ils s’engagent dans la lĂ©gion pour subsister Ă  soi mĂȘme et nourrir sa famille. Ils ne combattent pas pour une idĂ©ologie politique ou patriotique mĂȘme de ceux qui leur donnent un salaire.

Leurs pays sont lointains, leur langage, leur culture  et plus particuliĂšrement leur croyance sont diffĂ©rents.

Sont –ils guidĂ©s par une illusion ?

Y a-t-il un paradis dans l’autre camp ?

Ils savent de façon certaine que non.

Les scĂšnes atroces vues Ă  travers les raids et les dĂ©clarations recueillies des prisonniers leur tĂ©moignent que l’autre camp est rĂ©ellement l’enfer ! Il en est de mĂȘme pour les conditions de vie liĂ©e Ă  la rĂ©sistance remplie de souffrances physiques endurĂ©es dans des tranchĂ©es et tunnels durant des jours, des semaines, voir des mois ; La nourriture est plus que mĂ©diocre et insuffisante pour les combattants; Les maladies de la jungle sans hygiĂšne  ni mĂ©dicaments sont doublement plus intolĂ©rables encore que les pluies d’obus.

La folie de la jeunesse ?

Ces actions sont elles  explicables par la folie de la jeunesse ?

Impossible ! Leur dĂ©cision est le rĂ©sultat d’une longue rĂ©flexion, hĂ©sitation et jugement, des dĂ©chirements intĂ©rieurs quotidiens : Rester ou partir ?

Car ‘Partir ‘ est la dĂ©cision d’un non Ă©ternel retour :

- Si par chance ils sont en vie et capturĂ©s ; la Cour Martiale sera leur seul endroit d’accueil; car dĂ©serter pendant la guerre est une faute disciplinaire grave sans parler de DĂ©serter pour ĂȘtre dans l’autre camp.

Et pourtant ils ont changĂ© de camps !

Ils sont cependant farouchement déterminés.

Ils ont pris solennellement leur dernier repas, comme des condamnés à mort, mangeant lentement leur derniÚre bonne nourriture, attendant leur tour de garde dans la nuit.

Ils ont toute la nuit penser Ă  leurs bien-aimĂ©s qu’ils ne pourront plus jamais revoir.

Ils ont beaucoup de temps pour pleurer. Et dans le silence secret absolu, ils ont tout quittĂ© , ils ont marchĂ© dans la direction ciblĂ©e des obus ; DerriĂšre eux, les compagnons d’hier, sont devenus Ă  prĂ©sent des ennemis.

1954 - La paix est arrivée! Ces soldats, ceux qui sont encore en vie, demandent à rester au VietNam

1954- La paix est arrivĂ©e ! Tous les prisonniers, des  simples soldats jusqu’aux grands officiers de l’armĂ©e française, ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s. Certains prisonniers français et europĂ©ens demandent Ă  rester pour panser les blessures qu’ils ont causĂ©es eux mĂȘme, sans doute pour rembourser symboliquement la dette gigantesque d’une grande erreur de dĂ©cision de l’Histoire.

1954- HĂŽ Chi Minh, le Leader et l’ñme de la RĂ©volution Vietnamienne, sur la voie de libĂ©ration du pays, a vĂ©cu plusieurs annĂ©es de souffrance et de misĂšre en France ; Il a ressenti profondĂ©ment  les nobles valeurs de l’ñme de ces jeunes soldats. Il a compris la valeur de leur dĂ©cision, l’enjeu dans la profondeur de l’ñme.

Ho Chi Minh les a rassemblĂ© Ă  Ba Vi (Ha TĂąy), la rĂ©gion sacrĂ©e du peuple Vietnamien ; L’endroit oĂč durant son vivant , HCMinh a choisi pour passer Ă  l’éternel pour lui mĂȘme.

Ici, avec les gens du village, ils ont crĂ©es une exploitation agricole collective, manger ensemble, travailler ensemble, tout partager dans la diversitĂ© : le ‘KIBBOUTZ –Vietnamien’

Un  KIBBOUTZ dont la diversitĂ© s’intĂšgre dans l’UnitĂ©,  comprenant plusieurs nationalitĂ©s, plusieurs ethnies, diffĂ©rents langages et cultures et plus particuliĂšrement plusieurs religions et croyances.

Cependant ils ont un focus de converge : Un Ăąme de paix unifiĂ©e dans cette grande diversitĂ©.

1956 - Le Maroc et la Tunisie ont gagnĂ© l’IndĂ©pendance

 Ă  prĂ©sent, le peuple colonisĂ© a conquis la LibertĂ©

 Ă  prĂ©sent, les travailleurs de seconde zone ont aussi la fiertĂ© comme tous les autres de saisir leur propre destinĂ©e!

1956 – Durant cette annĂ©e, au Vietnam, le peuple commence Ă  retrouver un parfum autre que celui de la morositĂ© cruelle de la guerre ;

1956 – Dans le Sud du Vietnam, le dictateur NgĂŽ Dinh DiĂȘm vient de dĂ©chirer  les accords de GenĂšve et refuse  la rĂ©unification du pays par Ă©lection dĂ©mocratique.

Encore une fois, la libĂ©ration du peuple et l’indĂ©pendance du pays par la force armĂ©e ne peuvent plus Ă©viter.

Cette mĂȘme annĂ©e 1956- non loin de la capitale de Hanoi- ces ‘nobles dĂ©serteurs’ et les’ anciens respectables prisonniers’ , dans le silence, ont Ă©levĂ© un monument portant un message unique Ă  l’HumanitĂ©.

Dans le plus grand secret, remplis de sueur et de larmes, brique aprĂšs brique, ils ont Ă©levĂ© cet Ă©difice cette Porte: l’endroit oĂč la lumiĂšre diffuse dans les tĂ©nĂšbres dĂ©ployant la force de l’amour humain Ă©teignant la haine des guerres fratricides en son sein. Une porte dressĂ©e en plein ciel entre le l’Enfer et le Paradis !

Le ‘Devoir de l’Homme’

Comme pour dĂ©fier le temps, traversant plus de la moitiĂ© du siĂšcle, « Ce patrimoine architectural le plus reprĂ©sentatif de l’Amour de l’HumanitĂ©, reste debout, imperturbable au milieu de la prairie abandonnĂ©e ;

Inclinons nous trÚs humblement devant ces Grands Hommes, restés anonymes

Pleurons de honte si nous les oublions !

Et surtout lorsque, l’HumanitĂ© est en train d’aller droit au dĂ©sastre sous l’emprise du dĂ©sir et de l Ă©goĂŻsme.

Linh Quang MĂŽn, la porte de l’ultime Ă©tincelle, le message de paix et d’espoir de ces grands hommes inconnus, peut rĂ©vĂ©ler en nous tous, le Devoir de l’Homme, la protection de la Vie sur cette  terre et le respect de l’IndĂ©pendance, la LibertĂ© et le Bonheur de chaque peuple pour les siĂšcles Ă  venir. 

Auteurs :

Jacques Coudy (Paris, Juge), Dominique Franceshi (Paris, Journaliste),Thi Thai Tran ( Paris, Ingenieur –biologiste), Daniel Brun (Paris, Homme Politique), Jean Raoul Enfru (Paris, Directeur SĂ©curitĂ©), Sarah Nguyen (Paris, Etudiante), Olivia Horovitz (Paris, Avocat), FrĂ©dĂ©ric Touati (Paris, Homme d’Affaires), Kim Boytard(Paris, Chercheur), Jonathan LE (Texas, Banquier), Thao LE (Colorado, Professeur d’UniversitĂ©), Kim LE (Seattle, Chef d’entreprise), Christopher Chang (Miami, Homme d’Affaires), Jean Luc Perez (Miami, Juriste)


 

Les “Pourquoi?”

“Linh Quang Môn” (La porte de l’étincelle Ultime) raconte l’histoire des soldats Marocains, Tunisiens, Algériens, et Européens ayant participé à la guerre coloniale française au Viet Nam. Quelques années avant 1954 beaucoup ont rejoint l’armée de la révolution VietMinh , pour combattre dans la souffrance jusqu’à la victoire de Dien Bien Phu en 1954.

Ces soldats, la plupart non instruits, s’étaient engagés dans la légion étrangère pour survivre et nourrir leur famille. Ils ne se combattaient pas pour une idéologie, ni pour le patriotisme ou un objectif d’expansion ou de religion.

Sur le parcours des raids et des camps, ils ont mainte fois observé des scènes atroces des maisons et jardins pulvérisées, des vieillards, des femmes et d’innocents enfants massacrés à travers des combats. Ces scènes de souffrances ont envahi fortement leur conscience jour après jour et seul l’alcool leur permettait d’oublier momentanément.

Jusqu’à une nuit, ne pouvant plus résister à des souffrances déchirantes, ils sont guidés par une force invisible, venant du fin fond de leur conscience: ils quittent le camp, les pas rythmés et s’éloignant de plus en plus de son lieu. Ce sont des pas remplis de dangers de mort.

A partir de ce jour là des questions ‘Pourquoi’ se sont posées.

                                                                                                                             

Partir signifie déjà avoir un sens intérieur de l’endroit d’arrivée, même s’il n’est pas défini. Partir, c’est déjà obéir à un ordre venant de la profondeur de la conscience. Cet appel est au-delà du bien et du mal, de l’intérêt personnel, de la vie ou de la mort, de l’idéologie et du ‘isme’. Cet appel vient de l’étincelle ultime (point  Linh Quang) dans le supra conscience. Ce point ‘étincelle ultime’ n’est pas un concept abstrait : il est le chemin, l’intuition  ou l’intelligence divine.

Il est soulevé et décrit dans « le Livre de Tao Té » :

« Celui qui sait est silencieux, celui qui parle ne sait rien »

«En haut ce n’est pas parfaitement clair, en bas ce n’est pas absolument sombre. Il est impossible de le nommer. Retourne vers l’immatériel » 

Ce point de ‘ultime étincelle est déjà décrit dans le Suramgama (Bouddhisme Mahayana) et d’autres sutras du Bouddhisme (Hinayana et Mahayana). Il est donc vrai que la sensation juste, la pensée juste, l’action juste ou le Buddhi sont présents en chacun de nous.

C’est également une énergie infinie à l’intérieur de chacun de nous, ayant la capacité d’absorber des sources d’intelligence suprême, harmonisant les déséquilibres psychologiques ; car une fois connectée elle retrouve toutes les disciplines à des niveaux divers selon la croyance du système moderne d’éducation.

Cette énergie est réaliste conceptuellement, cependant elle est difficilement compréhensible, visible et tangible. Elle peut guider l’être humain vers l’intelligence et l’amour des autres, les éloignant hors de l’attachement ; elle amène l’être humain vers l’esprit saint. C’est pour cela on le nomme l’ultime étincelle ‘Linh Quang Môn’.

Elle présente l’espoir d’éteindre les guerres et les haines, de développer et d’harmoniser l’amour pour le monde d’aujourd’hui et de demain ; Elle est le message qui réveille l’humanité à sortir des tragédies pleines de larmes et de souffrance, le message de la grande confession  devant le sacré de la Vie.

Très Vénérable Dr. Thích ChÆĄn Thiện,

Hue City, Viet Nam.